← Retour à l’atlas

Sources et méthode

Chaque chiffre affiché dans Mundograph renvoie ici. Cette page dit d’où vient la donnée, à quelle date, et ce que l’application calcule elle-même.

Principe

Aucune valeur inventée

L’application n’utilise aucun modèle de substitution : si une source ne publie pas de valeur pour un pays, la case reste vide et le pays apparaît en gris sur le globe. Les agrégats et indices sont calculés dans le navigateur à partir des données brutes, selon les méthodes décrites plus bas.

Indicateurs

Banque mondiale — World Bank Open Data

83 indicateurs économiques, sociaux, écologiques et de gouvernance viennent de l’API Banque mondiale. Chaque indicateur conserve son code d’origine, et le lien « src » affiché à côté d’une valeur ouvre la fiche officielle de cet indicateur.

Critère de sélection : un indicateur n’est retenu que s’il couvre au moins 130 des 249 territoires. Plusieurs candidats ont été écartés à ce titre — dette publique centrale (76 pays), note de protection sociale (87). Une carte à moitié grise n’apprend rien.

Attention aux indicateurs publiés irrégulièrement : l’alphabétisation, la densité médicale ou la scolarisation supérieure ne sont pas mesurées chaque année. C’est la dernière valeur connue qui est affichée, avec son millésime — deux pays voisins sur la carte peuvent donc être comparés sur des années différentes.

Séries longues conservées depuis 1960 lorsqu’elles existent. La frise de l’application est bornée aux soixante dernières années : avant, la couverture est trop clairsemée pour qu’une carte mondiale veuille dire quelque chose.

Indicateurs

Gouvernance (WGI)

Les six dimensions des Worldwide Governance Indicators sont reprises, en score absolu de 0 à 100 : efficacité gouvernementale, état de droit, contrôle de la corruption, stabilité politique, libertés et responsabilité, qualité de la réglementation.

Ces six dimensions sont fortement corrélées entre elles — elles mesurent en grande partie un facteur commun de qualité institutionnelle. Le mode Corrélation les traite donc comme une seule famille et ne les apparie pas entre elles.

Indicateurs

Corps humain — OMS et NCD-RisC

Le domaine Corps humain est le seul qui ne passe pas par la Banque mondiale : elle ne publie ni taille, ni indice de masse corporelle. Deux sources la remplacent, et toutes deux remontent au même consortium académique.

15 indicateurs — corpulence, croissance, tension, cholestérol, anémie, sédentarité — viennent de l’Observatoire mondial de la santé de l’OMS, par son API ouverte. Chaque valeur garde son code d’origine, et le lien « src » ouvre la fiche officielle de l’indicateur.

La taille moyenne vient des fichiers de la NCD Risk Factor Collaboration (Imperial College London), publiés avec l’article du Lancet de 2020 : 200 pays, de 1985 à 2019. Aucune institution onusienne ne diffuse cette grandeur.

Ce qu’est exactement la « taille moyenne » : la stature atteinte à 19 ans, l’âge où la croissance s’achève. Une valeur de 2019 décrit donc la génération née en 2000, pas la population adulte entière — un pays dont les jeunes ont beaucoup grandi affiche une moyenne supérieure à celle de ses habitants pris tous âges confondus.

Les millésimes ne coïncident pas d’un indicateur à l’autre : l’obésité court jusqu’en 2024, l’IMC moyen s’arrête en 2016, la taille en 2019. Chaque valeur affiche son année.

Ce qui n’y figure pas, et pourquoi : les mensurations sexuelles — taille du pénis, taille de poitrine — n’ont pas de source par pays qui tienne. Les cartes qui circulent s’appuient sur des données déclarées par les intéressés ou sur des ventes de sous-vêtements, jamais sur des mesures ; la seule revue systématique sérieuse (Veale et al., BJU International, 2015) conclut explicitement qu’elle ne permet pas de comparer les pays. Un atlas qui refuse d’inventer une valeur refuse aussi celles-là.

Métadonnées

REST Countries

Superficie, capitale, langues, monnaies, coordonnées, drapeaux et appartenance régionale. La population, elle, vient de la Banque mondiale, qui en publie la série longue.

REST Countries a déprécié ses versions librement accessibles : la v5 exige désormais une clé d’API. Comme ces champs ne changent pratiquement jamais, ils sont conservés dans l’instantané du dépôt et ne sont plus retéléchargés. Poser la variable RESTCOUNTRIES_TOKEN les rafraîchit pour qui dispose d’une clé.

Les noms de pays et de régions ne sont pas traduits par REST Countries. Les libellés français affichés dans l’application sont obtenus au moment de la génération des données : la correspondance alpha-3 → alpha-2 est reconstruite en appariant les noms anglais du référentiel ICU, puis le nom français est demandé à ICU. Vingt-sept pays dont le libellé diffère entre les deux référentiels sont appariés explicitement dans scripts/build-datasets.mjs.

Métadonnées

Alliances et blocs

Les appartenances aux grands blocs sont maintenues dans un catalogue interne de l’application, alimenté par les publications officielles de ces organisations. Ce n’est donc pas une source primaire mais une compilation.

Indicateurs

Indicateurs calculés dérivés

Dix-sept indicateurs ne sont pas publiés tels quels : ils naissent du croisement de deux séries. « CO₂ par habitant » et « PIB » pris séparément ne répondent pas à « cette économie est-elle carbonée ? » ; leur rapport, si.

Le poids moyen demande une précaution de plus. Aucune institution ne le publie, mais l’indice de masse corporelle est le poids divisé par le carré de la taille, et les deux autres termes sont connus : on le ressort, à taille et IMC de la même année. L’approximation est assumée — l’IMC porte sur les 18 ans et plus, la taille sur les seuls jeunes de 19 ans, et la moyenne d’un rapport n’est pas le rapport des moyennes. L’ordre de grandeur et le classement tiennent ; les dixièmes de kilo, non.

Le calcul est fait année par année et n’associe jamais deux millésimes différents : un rapport entre une valeur de 2024 et une de 2011 ne voudrait rien dire. Ces indicateurs disposent donc d’une série longue et s’animent sur la frise comme les autres.

Un ratio n’est retenu que si son numérateur et son dénominateur varient indépendamment. « Espérance de vie par dollar de santé » a été essayé puis abandonné : la dépense de santé par habitant suit le revenu de si près que le rapport ne mesurait plus que la pauvreté du pays (ρ = −0,96 avec le PIB par habitant). Un indicateur dominé par son dénominateur est un piège, pas une information.

Flux

Exports observé

Flux bilatéraux réels interrogés en direct sur l’API OEC (source BACI-CEPII), année 2022. Les flux représentant moins de 0,25 % du total du pays sont masqués au-delà des douze premiers partenaires, pour que la carte reste lisible.

Flux

Imports observé

Même source et même seuil que les exports, dans le sens entrant.

Flux

Armement observé

Flux OEC/BACI restreints au chapitre HS2 93 (armes et munitions). Ce chapitre ne couvre pas l’ensemble du commerce d’armement : les plateformes majeures (aéronefs, navires) sont classées ailleurs dans la nomenclature. Le mode Atlas propose par ailleurs les séries SIPRI d’importations et d’exportations d’armes.

Flux

Migrations observé

Stocks migratoires bilatéraux ONU DESA, révision 2024. « Entrants » liste les pays d’origine des personnes nées à l’étranger et résidant dans le pays sélectionné ; « sortants » balaie le jeu de données en sens inverse pour trouver où vivent ses ressortissants.

Flux

Alliances compilation

Le lien affiché mesure le nombre d’alliances communes entre deux pays, d’après le catalogue interne. Ce n’est pas une mesure de proximité diplomatique, seulement une co-appartenance documentée.

Flux

Conflits jeu de données local

Dix-neuf dossiers de conflits inter-étatiques des cinquante dernières années, avec leurs parties, leur période, leur intensité et leurs événements datés. C’est un jeu de données curaté à visée pédagogique, pas un relevé exhaustif : pour un usage de recherche, se reporter à UCDP ou ACLED.

Le poids visuel d’un lien combine le nombre de dossiers et le nombre d’événements datés rattachés à la paire de pays.

Méthode

Croisements

Carte bivariée. Chaque pays est classé en faible / moyen / élevé sur les deux indicateurs, selon des terciles calculés indépendamment sur chaque axe. La couleur est l’interpolation bilinéaire de quatre couleurs de coin ; le coin le plus clair cumule un X et un Y élevés. Seuls les pays disposant des deux valeurs sont classés.

Corrélations. Deux coefficients sont affichés côte à côte. Le r de Pearson mesure la relation linéaire sur les valeurs ; le ρ de Spearman la mesure sur les rangs. Sur des indicateurs très étalés (PIB, émissions), Pearson est dominé par quelques valeurs extrêmes : c’est ρ qui est mis en avant, et l’application signale explicitement les cas où les deux divergent. Le globe colore le résidu de chaque pays par rapport à la droite de régression, de sorte que les exceptions ressortent. Les axes du nuage passent en échelle logarithmique quand les valeurs couvrent au moins deux ordres de grandeur ; la droite n’est alors pas tracée, puisqu’elle est calculée sur les valeurs brutes.

Liens les plus marqués. Les 4 365 paires du catalogue sont testées, mais deux filtres écartent ce qui est vrai par construction :

Une même famille n’occupe ensuite que quatre lignes, et une même combinaison de deux familles une seule : sans ce plafond, les données de développement étant dominées par le seul facteur du revenu, le classement renvoyait dix appariements du PIB par habitant.

Ce classement est calculé au moment de la génération des données, pas dans le navigateur : c’est une propriété du jeu de données, identique pour tous, et son calcul exact prenait un quart de seconde de gel à l’ouverture du mode.

Indice composite. Chaque composante est normalisée par rang centile mondial — plus robuste aux valeurs extrêmes qu’une normalisation min-max — puis orientée selon le sens choisi, pondérée et agrégée. Un pays n’est noté que si au moins la moitié du poids total est couverte par des données disponibles ; sinon il reste hors classement.

Aucune de ces vues n’établit de causalité. Une corrélation forte entre deux indicateurs peut refléter une cause commune, un artefact de définition, ou un simple hasard sur 200 observations.

Méthode

Échelles de couleur

Le choroplèthe utilise une échelle séquentielle unique (Viridis, perceptuellement uniforme et lisible en cas de déficience de la vision des couleurs), découpée en quantiles pour qu’un seul pays extrême n’écrase pas la carte. La convention est constante : clair = valeur haute, quel que soit l’indicateur. Le sens souhaitable (« élevé = favorable » ou « défavorable ») est indiqué par un badge dans la légende, jamais par une inversion des couleurs — sinon deux cartes ne se comparent plus.

Quand la frise chronologique est active, l’échelle est fixée sur toute la période : l’animation montre alors une évolution réelle, et non un recalcul annuel qui ferait « respirer » les couleurs sans que rien ne change.

Méthode

Rang centile

Trois vues comparent des indicateurs qui n’ont aucune unité commune : le filtre multi-critères, le face-à-face de deux pays et l’indice composite. Toutes trois passent par le rang centile plutôt que par la valeur brute.

La raison est qu’un seuil de 30 000 a un sens pour un revenu et aucun pour une espérance de vie, alors que « le quart le plus élevé » se dit de la même façon des deux. Le rang est calculé sur les pays renseignés, et toujours accompagné de leur nombre : « 30ᵉ » ne veut rien dire sans « sur combien ».

Le sens du classement suit celui de l’indicateur. Sur le chômage ou la mortalité, être premier n’est pas une bonne nouvelle : le rang part alors de la valeur la plus faible, et l’interface indique de quel côté elle compte.

Un pays dont une valeur manque n’est jamais retenu par un filtre ni compté dans un écart. Il est signalé à part — « on ne sait pas » n’est pas « non ».

Mode Histoire

Événements historiques

10 000 événements datés et situés, en sept catégories, du Paléolithique à nos jours, sur deux étages. Le corpus curé — 296 entrées rédigées et classées à la main, en français, chacune avec sa fiche dense — forme le sommet du classement. L’encyclopédie — 9 704 entrées — est extraite de Wikidata et de Wikipédia FR, et validée par des règles plutôt que devinée.

Une première extraction automatique, d’environ 2 900 entrées d’un jeu de données anglophone, avait été abandonnée pour quatre défauts : textes en anglais, titres coupés en plein mot, appels de note laissés dans les résumés, catégorie devinée par mots-clés. L’encyclopédie les règle par construction : seuls les éléments ayant un article sur Wikipédia FR entrent, le titre est celui de l’article, le résumé est son extrait d’introduction en texte nu, et la catégorie vient de la classe Wikidata de l’événement (bataille → conflits, traité → politique, séisme → naturel) par une table tenue à la main — une classe absente de la table n’entre pas.

Les dates suivent la précision réelle de la source : un événement connu au jour près l’affiche, un événement daté au siècle près n’affiche que l’année, et les datations de convention sont marquées « datation approchée ». Le pays est déduit des coordonnées, dans les frontières d’aujourd’hui — jamais de la propriété « pays » de Wikidata, qui désigne l’État de l’époque.

L’importance d’une entrée extraite est un score de notoriété : le nombre de langues dans lesquelles l’article existe, mêlé aux vues de l’article français quand elles ont pu être récupérées. Les entrées curées gardent leur cotation manuelle et restent au sommet : « les 100 » du curseur d’importance sont des bascules choisies à la main. Le corpus est équilibré au build — conflits plafonnés à 40 %, politique à 36 %, trente dernières années à 32 %, planchers pour l’Antiquité, le Moyen Âge et l’époque moderne.

L’échelle de temps est non linéaire : les périodes récentes, mieux documentées, occupent proportionnellement plus de place que la préhistoire. Une colonne de la frise agrège tous les événements qu’elle contient ; sa hauteur suit la racine carrée du compte.

Corpus curé versionné avec le code dans data-src/history-curated.mjs ; instantané de l’encyclopédie dans data-src/history-encyclopedia.json.gz, table des classes dans data-src/history-classes.mjs.

Géométrie

Frontières

Contours pays simplifiés dérivés de Natural Earth. Les tracés de frontières relèvent d’un jeu de données cartographique et ne constituent pas une prise de position sur des différends territoriaux.

Reproductibilité

Regénérer les données

Le dépôt conserve un instantané brut des sources dans data-src/, et les fichiers effectivement servis au navigateur sont dérivés par script.