Apogée de Tombouctou et de ses bibliothèques
Les universités et les copistes de la boucle du Niger constituent un fonds manuscrit de plusieurs centaines de milliers de volumes.
Contexte
Située à la jonction du fleuve Niger et des routes transsahariennes, la ville échange le sel du nord contre l’or et les esclaves du sud. La richesse commerciale finance des mosquées-universités et une industrie de la copie de manuscrits.
Chronologie
- ≈ 1100Fondation comme campement puis comptoir
- 1325Intégration à l’empire du Mali
- ≈ 1450-1590Apogée intellectuel sous le Songhaï
- 1591Conquête marocaine et déportation des lettrés
- 2012-2013Manuscrits menacés puis évacués clandestinement
Acteurs
- Université de Sankoré
- Centre d’enseignement du droit, de la théologie et des sciences
- Familles de lettrés
- Conservent les manuscrits de génération en génération
- Copistes
- Métier prospère, la copie étant un bien commercial
En chiffres
manuscrits estimés, selon les évaluations
≈ 100 000 à 700 000
étudiants selon certaines sources, pour une ville d’environ 100 000 habitants
≈ 25 000
année de l’évacuation de dizaines de milliers de manuscrits vers Bamako
2013
Conséquences
- L’existence de cette production écrite contredit le cliché d’une Afrique sans écrit.
- Les manuscrits, aujourd’hui numérisés en partie, renouvellent l’histoire de la région.
- Le sauvetage de 2013 a montré que la conservation reposait d’abord sur les familles locales.
À retenir
Des centaines de milliers de manuscrits attestent une tradition savante écrite là où on a longtemps affirmé qu’il n’y en avait pas.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.