Dernier maximum glaciaire
Les calottes atteignent leur extension maximale et le niveau des mers descend d’environ 120 mètres, ouvrant les ponts terrestres qui redessinent le peuplement.
Contexte
Les cycles glaciaires rythment le Quaternaire depuis deux millions d’années, pilotés par les variations de l’orbite terrestre. Le maximum d’il y a vingt mille ans est le mieux documenté, et celui dont les conséquences sur le peuplement humain sont les plus directes.
Chronologie
- ≈ −26 000 à −19 000Extension maximale des calottes
- ≈ −20 000Niveau marin au plus bas
- ≈ −15 000Déglaciation et ouverture des corridors américains
- ≈ −11 700Début de l’Holocène
Acteurs
- Calottes laurentidienne et fennoscandienne
- Plusieurs kilomètres d’épaisseur sur l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord
- Populations humaines
- Réfugiées dans des zones plus clémentes, puis recolonisant le nord
En chiffres
niveau marin par rapport à aujourd’hui
≈ −120 m
épaisseur maximale des calottes
≈ 3 km
écart de température moyenne mondiale par rapport à l’Holocène
≈ 4 à 5 °C
Conséquences
- La Béringie et le plateau de la Sonde émergent, ouvrant les routes de peuplement vers l’Amérique et l’Australie.
- La remontée des eaux qui suit engloutit des territoires côtiers habités.
- L’écart de température alors atteint sert de repère pour mesurer l’ampleur du réchauffement actuel.
À retenir
Quatre à cinq degrés d’écart séparaient le monde des glaces du nôtre : c’est l’ordre de grandeur que le réchauffement actuel met en jeu, en sens inverse.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.