Dissolution de l’Union soviétique
Quinze États naissent d’un coup et la guerre froide s’achève. L’ordre unipolaire qui suit durera une vingtaine d’années.
Contexte
L’économie soviétique stagne depuis les années 1970, la guerre d’Afghanistan a coûté cher, et les réformes de Gorbatchev ont libéré une parole qui se retourne contre le centre. Les républiques proclament leur souveraineté ; le putsch manqué d’août 1991 achève de discréditer les institutions fédérales.
Chronologie
- 1986Tchernobyl, révélateur du dysfonctionnement du système
- 1989Élections partiellement libres au Congrès des députés
- Août 1991Putsch manqué des conservateurs contre Gorbatchev
- 8 décembre 1991Accords de Belovej : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie constatent la fin de l’URSS
- 25 décembre 1991Démission de Gorbatchev ; le drapeau soviétique est descendu
Acteurs
- Mikhaïl Gorbatchev
- Dernier dirigeant de l’URSS, cherche à réformer ce qu’il ne peut plus tenir
- Boris Eltsine
- Président de la Russie, moteur de la dissolution
- Républiques baltes
- Premières à proclamer leur indépendance
En chiffres
Conséquences
- Le monde bipolaire laisse place à deux décennies de prééminence américaine.
- La thérapie de choc économique provoque un effondrement social durable dans l’espace post-soviétique.
- Les frontières héritées de 1991 sont la source des conflits ultérieurs, de la Géorgie à l’Ukraine.
À retenir
Un empire nucléaire a disparu par décision administrative, sans guerre — et les lignes qu’il a laissées sont toujours contestées.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
L’espérance de vie russe perd cinq années entre 1991 et 1994 — un effondrement de temps de paix sans équivalent au XXᵉ siècle. Elle ne retrouvera son niveau soviétique qu’en 2010.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.