Grande famine en Irlande
Le mildiou détruit la pomme de terre ; un million de morts, un million d’émigrants. La catastrophe naturelle est aggravée par la politique commerciale britannique.
Contexte
La population irlandaise, très pauvre et privée de terres au profit de propriétaires souvent absents, dépend presque exclusivement de la pomme de terre pour se nourrir. Le mildiou détruit les récoltes quatre années de suite, alors que l’île continue d’exporter des céréales et du bétail.
Chronologie
- 1845Première destruction des récoltes par le mildiou
- 1846-1849Récoltes successives détruites
- 1847« Black 47 », année la plus meurtrière
- 1849Fin de la famine, émigration durablement installée
- 1997Excuses officielles du gouvernement britannique
Acteurs
- Gouvernement britannique
- S’en tient au libre-échange et limite l’aide directe
- Propriétaires fonciers
- Poursuivent expulsions et exportations pendant la famine
- Population rurale irlandaise
- Sans terre ni alternative alimentaire
En chiffres
morts
≈ 1 million
émigrants en dix ans
≈ 1 million
perte de population de l’île
≈ 25 %
Conséquences
- La population irlandaise n’a jamais retrouvé son niveau d’avant 1845.
- La diaspora irlandaise, notamment aux États-Unis, devient une force politique durable.
- La famine nourrit le nationalisme irlandais et la contestation du lien avec Londres.
À retenir
L’île exportait de la nourriture pendant que sa population mourait de faim : la catastrophe fut agricole, la mortalité fut politique.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.