Révolution néolithique
La domestication des plantes et des animaux, au Croissant fertile puis indépendamment en Chine, en Méso-Amérique et en Nouvelle-Guinée, fait basculer l’humanité de la prédation à la production.
Contexte
La fin de la glaciation stabilise le climat pour dix millénaires. Des groupes de chasseurs-cueilleurs déjà sédentaires, installés près de céréales sauvages abondantes, se mettent à les semer. Le basculement n’est ni rapide ni unique : il a lieu séparément sur au moins quatre continents.
Chronologie
- ≈ −11 000Premières céréales cultivées au Croissant fertile
- ≈ −8 000Domestication du mouton, de la chèvre, du porc et du bœuf
- ≈ −7 000Riz en Chine, courge en Méso-Amérique : foyers indépendants
- ≈ −4 000L’agriculture atteint l’Europe atlantique
Acteurs
- Croissant fertile
- Premier foyer documenté, du Levant aux monts Zagros
- Chine du Yangzi et du Fleuve Jaune
- Riz et millet, domestication indépendante
- Méso-Amérique et Nouvelle-Guinée
- Maïs, courge, taro : deux autres foyers sans contact avec les précédents
En chiffres
population humaine mondiale estimée avant la transition
≈ 5 millions
ordre de grandeur de la densité permise par l’agriculture par rapport à la prédation
× 100
Conséquences
- Le surplus alimentaire rend possibles la spécialisation des métiers, la hiérarchie sociale et l’impôt.
- La santé recule d’abord : squelettes plus petits, dents abîmées, maladies transmises par les troupeaux.
- La propriété du sol devient l’enjeu autour duquel s’organisent les premiers États.
À retenir
Le passage de la prédation à la production est la seule transition de cette frise dont tout le reste dépend.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.