Zone de libre-échange continentale africaine
Le plus grand marché unique du monde par le nombre de pays entre en vigueur : 1,3 milliard de personnes, 54 États.
Contexte
Le commerce intra-africain reste faible parce que les infrastructures et les tarifs sont hérités d’économies tournées vers l’exportation de matières premières vers les anciennes métropoles. La zone de libre-échange vise à inverser cette orientation.
Chronologie
- 2012Décision de principe de l’Union africaine
- 2018Signature de l’accord à Kigali
- 2019Entrée en vigueur juridique
- 2021Début des échanges sous le régime de l’accord
- 2023Premières livraisons dans le cadre d’une initiative de commerce guidé
Acteurs
- Union africaine
- Porte le projet
- 54 États signataires
- Sur 55 membres
- Secrétariat à Accra
- Coordonne la mise en œuvre
En chiffres
personnes concernées
≈ 1,3 milliard
part du commerce intra-africain dans les échanges du continent, contre environ 60 % en Europe
≈ 15 %
des lignes tarifaires appelées à être libéralisées
≈ 90 %
Conséquences
- Le plus grand marché unique du monde par le nombre de pays est créé sur le papier.
- Les obstacles réels sont moins tarifaires que logistiques : routes, ports, douanes.
- La réussite conditionnerait une industrialisation tournée vers le continent lui-même.
À retenir
Le principal obstacle au commerce entre pays africains n’est pas le tarif douanier mais l’absence de routes qui les relient.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.