Abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique
L’émancipation est assortie d’une indemnisation massive — des propriétaires, non des affranchis : un choix dont l’économie caribéenne portera longtemps la marque.
Contexte
Vingt-six ans après l’interdiction de la traite, le Parlement abolit l’esclavage lui-même. Pour lever l’opposition des planteurs, il vote une indemnisation — non des personnes réduites en esclavage, mais de leurs propriétaires — et une période d’« apprentissage » forcé.
Chronologie
- 1807Interdiction de la traite
- 1831Grande révolte d’esclaves en Jamaïque
- 1833Vote de la loi d’abolition
- 1834Entrée en vigueur, avec apprentissage obligatoire
- 1838Fin anticipée de l’apprentissage
Acteurs
- Parlement britannique
- Vote l’abolition et l’indemnisation
- Planteurs des Caraïbes
- Indemnisés à hauteur d’une part considérable du budget
- Esclaves révoltés de Jamaïque
- Dont le soulèvement accélère la décision
En chiffres
personnes affranchies
≈ 800 000
montant de l’indemnisation, soit environ 40 % du budget annuel de l’État
20 millions de livres
année où le Royaume-Uni achève de rembourser l’emprunt contracté pour cette indemnisation
2015
Conséquences
- L’économie de plantation caribéenne se réorganise autour de travailleurs sous contrat venus d’Inde.
- L’indemnisation des propriétaires, et non des affranchis, reste un objet de débat public jusqu’à aujourd’hui.
- La Royal Navy intensifie la répression de la traite atlantique.
À retenir
L’abolition a coûté au contribuable britannique une somme versée aux propriétaires — et remboursée jusqu’en 2015.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.