Convention relative aux droits de l’enfant
Le traité le plus largement ratifié de l’histoire fait de l’enfant un sujet de droit, et non plus seulement un objet de protection.
Contexte
L’enfant est historiquement un objet de protection, dépendant de l’autorité familiale. La convention le reconnaît comme titulaire de droits propres, y compris le droit d’exprimer son opinion sur ce qui le concerne — ce qui est la nouveauté juridique majeure.
Chronologie
- 1924Déclaration de Genève sur les droits de l’enfant
- 1959Déclaration de l’ONU, sans force contraignante
- 20 novembre 1989Adoption de la convention
- 1990Entrée en vigueur en un temps record
- 2000Protocoles sur les enfants soldats et l’exploitation sexuelle
Acteurs
- Pologne
- À l’origine de la proposition
- Comité des droits de l’enfant
- Examine les rapports périodiques des États
- États-Unis
- Seul État à ne pas l’avoir ratifiée
En chiffres
Conséquences
- Le droit d’être entendu transforme les procédures judiciaires touchant les mineurs.
- Le travail des enfants et l’enrôlement militaire font l’objet d’engagements contrôlés.
- La mise en œuvre reste très inégale, mais le rapport périodique crée une pression documentée.
À retenir
Le traité le plus ratifié au monde a fait de l’enfant quelqu’un qu’on écoute, et pas seulement qu’on protège.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Cent quatre décès pour mille naissances au Nigeria l’année de la Convention, soixante-dix aujourd’hui. Le progrès est réel et il est lent : c’est encore vingt fois le niveau français.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.