Création de l’Organisation des Nations unies
Conseil de sécurité, droit de veto et principe d’égalité souveraine : le cadre dans lequel se règlent, ou s’enlisent, les crises depuis quatre-vingts ans.
Contexte
La Société des Nations, née de la guerre précédente, n’a pu empêcher ni l’agression japonaise en Mandchourie, ni l’Éthiopie, ni 1939. Les Alliés préparent son remplacement dès 1941, en corrigeant ce qu’ils tiennent pour ses deux défauts : l’absence des grandes puissances et la règle de l’unanimité.
Chronologie
- 1941Charte de l’Atlantique entre Roosevelt et Churchill
- 1944Conférence de Dumbarton Oaks : architecture de l’organisation
- 26 juin 1945Signature de la Charte à San Francisco
- 24 octobre 1945Entrée en vigueur
- 1948Déclaration universelle des droits de l’homme
Acteurs
- Cinq membres permanents
- États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine — dotés du droit de veto
- Assemblée générale
- Un État, une voix, quel que soit son poids
- Agences spécialisées
- OMS, Unesco, FAO : l’essentiel du travail quotidien
En chiffres
États fondateurs
51
États membres aujourd’hui
193
membres permanents disposant du veto, inchangés depuis 1945
5
Conséquences
- Le recours à la force est interdit par principe, sauf légitime défense ou mandat du Conseil de sécurité.
- Le veto rend l’organisation impuissante dès qu’une grande puissance est partie au conflit.
- La décolonisation trouve à l’Assemblée générale une tribune qui accélère les indépendances.
À retenir
L’ONU a été conçue pour que les vainqueurs de 1945 y restent — ce qui explique à la fois sa longévité et ses blocages.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.