Crise financière asiatique
L’effondrement du baht thaïlandais se propage à toute la région et conduit les pays émergents à accumuler massivement des réserves de change.
Contexte
Les pays d’Asie du Sud-Est ont attiré des capitaux étrangers massifs, souvent à court terme et libellés en dollars, tout en maintenant des changes fixes. Quand les investisseurs se retirent, les banques centrales épuisent leurs réserves à défendre des parités intenables.
Chronologie
- Juillet 1997Abandon de la parité du baht thaïlandais
- Août-octobre 1997Contagion à l’Indonésie, la Malaisie, la Corée
- 1998Chute de Suharto en Indonésie après trente-deux ans de pouvoir
- 1998-1999Plans du FMI assortis de conditions très contestées
- 2000-2010Accumulation massive de réserves de change par les pays émergents
Acteurs
- Investisseurs internationaux
- Retirent brutalement des capitaux à court terme
- FMI
- Impose des plans d’austérité largement jugés contre-productifs a posteriori
- Gouvernements asiatiques
- Tirent la leçon en accumulant des réserves
En chiffres
Conséquences
- Les pays émergents s’auto-assurent en accumulant des réserves, ce qui pèse sur les déséquilibres mondiaux.
- La légitimité du FMI est durablement atteinte en Asie.
- La crise illustre le danger des capitaux à court terme couplés à des changes fixes.
À retenir
La leçon retenue par l’Asie fut de ne plus jamais dépendre du FMI — ce qui a nourri deux décennies de déséquilibres mondiaux.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Le PIB thaïlandais par habitant perd 40 % en deux ans après 1997 — l’effet du décrochage du baht sur une série libellée en dollars. Il faudra dix ans pour retrouver le niveau d’avant la crise.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.