Protocole de Kyoto
Premiers objectifs chiffrés de réduction des émissions. Son périmètre limité aux pays développés en fera aussi la limite.
Contexte
La convention climat de Rio pose un objectif sans contrainte. Kyoto tente d’y ajouter des engagements chiffrés, mais seulement pour les pays développés, au nom de leur responsabilité historique. Les États-Unis, premier émetteur d’alors, ne ratifient pas.
Chronologie
- 1992Convention-cadre de Rio
- Décembre 1997Adoption du protocole de Kyoto
- 2001Retrait américain
- 2005Entrée en vigueur après la ratification russe
- 2012Prolongation, sans le Canada, le Japon ni la Russie
- 2015Remplacement par l’accord de Paris
Acteurs
- Pays développés
- Seuls soumis à des objectifs chiffrés
- États-Unis
- Signent mais ne ratifient pas
- Pays émergents
- Exemptés d’objectifs, ce qui deviendra le principal reproche fait au texte
En chiffres
Conséquences
- Les mécanismes de marché du carbone sont inventés à cette occasion.
- L’exemption des émergents devient intenable à mesure que leurs émissions croissent.
- L’échec relatif conduit à la méthode inverse retenue à Paris : engagements volontaires, mais universels.
À retenir
Le premier traité climatique contraignant a couvert un quart des émissions — c’est cette limite qui a dicté la méthode de Paris.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Émissions CO₂ / habitant — Japon
Le pays hôte émettait 9,8 tonnes de CO₂ par habitant en 1997. Il en émet 7,8 aujourd’hui — un recul d’un cinquième, obtenu pour partie par la désindustrialisation, et interrompu net par l’arrêt du nucléaire après 2011.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.