Fin de l’apartheid et élection de Mandela
Une transition négociée évite la guerre civile et installe le suffrage universel en Afrique du Sud.
Contexte
Le régime de ségrégation légale est isolé par les sanctions, miné par la résistance intérieure et privé de son argument anticommuniste depuis la fin de la guerre froide. La négociation s’ouvre entre un pouvoir qui ne peut plus tenir et un mouvement qui ne peut pas gagner militairement.
Chronologie
- 1948Institution de l’apartheid
- 1960Massacre de Sharpeville
- 1964Mandela condamné à la prison à vie
- Février 1990Sa libération, après vingt-sept ans
- Avril 1994Premières élections au suffrage universel
- 1996Commission Vérité et Réconciliation
Acteurs
- Nelson Mandela
- Négocie la transition depuis la prison puis la préside
- Frederik De Klerk
- Dernier président du régime, engage les négociations
- Mouvement anti-apartheid international
- Sanctions économiques et isolement sportif et culturel
En chiffres
Conséquences
- Une transition négociée évite la guerre civile qu’à peu près tous les observateurs prévoyaient.
- La justice transitionnelle par commission de vérité devient un modèle repris ailleurs.
- Les inégalités économiques héritées restent parmi les plus fortes du monde, trente ans après.
À retenir
L’égalité politique a été obtenue sans guerre civile ; l’égalité économique, elle, reste l’un des chantiers les plus en retard du pays.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
PIB par habitant — Afrique du Sud
L’Afrique du Sud sort de l’apartheid à 3 500 dollars par habitant. Elle en est à 6 600 trente ans plus tard : une croissance réelle, deux fois plus lente que la moyenne africaine sur la même période, et l’une des plus inégalement réparties au monde.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.