Invasion de l’Irak
Menée sans mandat du Conseil de sécurité et sur des preuves erronées, elle déstabilise durablement la région et affaiblit la légitimité de l’intervention occidentale.
Contexte
Après le 11 septembre, l’administration américaine élargit la « guerre contre le terrorisme » à l’Irak, en invoquant des armes de destruction massive et un lien avec Al-Qaïda. Les inspecteurs de l’ONU ne trouvent rien ; le Conseil de sécurité refuse de mandater l’intervention.
Chronologie
- Février 2003Présentation des preuves américaines au Conseil de sécurité
- 20 mars 2003Début de l’invasion sans mandat de l’ONU
- Avril 2003Chute de Bagdad
- 2003Dissolution de l’armée et de l’administration irakiennes
- 2006-2008Guerre civile confessionnelle
- 2014Proclamation de l’État islamique sur une partie du territoire
Acteurs
- États-Unis et Royaume-Uni
- Conduisent l’intervention
- ONU
- Refuse le mandat ; ses inspecteurs ne confirment pas les allégations
- Administration provisoire
- Dissout l’armée irakienne, décision largement jugée désastreuse
En chiffres
Conséquences
- La dissolution de l’armée alimente l’insurrection puis les groupes qui donneront l’État islamique.
- La légitimité des interventions occidentales est durablement atteinte.
- L’influence régionale de l’Iran sort renforcée de la chute de son rival.
À retenir
Une guerre justifiée par des preuves fausses a produit l’instabilité régionale qu’elle prétendait prévenir.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Le PIB irakien par habitant était tombé à 818 dollars en 2003, après treize ans d’embargo. Il a été multiplié par six depuis — une remontée pétrolière, entrecoupée du creux de 2014, l’année de l’État islamique.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.