Union africaine
L’organisation continentale se dote de compétences élargies et d’un droit d’intervention en cas de crimes graves.
Contexte
L’OUA avait fait de la non-ingérence un principe absolu, ce qui l’a rendue impuissante face aux génocides et aux guerres civiles des années 1990. L’Union africaine la remplace en se dotant, à l’inverse, d’un droit d’intervention en cas de crimes graves.
Chronologie
- 1999Déclaration de Syrte sur la création de l’Union
- 2000Adoption de l’acte constitutif
- 9 juillet 2002Lancement officiel à Durban
- 2004Conseil de paix et de sécurité opérationnel
- 2021Suspensions successives après plusieurs coups d’État
Acteurs
- 55 États membres
- Dont le Maroc, revenu en 2017
- Conseil de paix et de sécurité
- Peut autoriser une intervention
- Communautés économiques régionales
- Relais de mise en œuvre
En chiffres
États membres
55
habitants
≈ 1,4 milliard
droit d’intervention inscrit dans l’acte constitutif, en cas de crimes graves
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Conséquences
- La non-ingérence absolue est abandonnée au profit d’une « non-indifférence ».
- La suspension des États où survient un coup d’État devient une pratique régulière.
- Les moyens financiers et militaires restent très inférieurs aux ambitions affichées.
À retenir
Le principal changement tient en un mot : de la non-ingérence à la non-indifférence.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.