Le Dit du Genji de Murasaki Shikibu
Souvent tenu pour le premier roman psychologique de l’histoire, écrit par une femme à la cour de Heian.
Contexte
La cour de Heian vit repliée sur ses rituels et ses hiérarchies. Les hommes écrivent en chinois, langue savante ; les femmes écrivent en japonais avec le syllabaire kana, considéré comme mineur — ce qui leur laisse, paradoxalement, la langue vivante.
Chronologie
- ≈ 1008Rédaction du Dit du Genji
- ≈ 1010Notes de chevet de Sei Shonagon, à la même cour
- XIIᵉ sièclePremiers rouleaux illustrés
- 1925-1933Première traduction anglaise intégrale
Acteurs
- Murasaki Shikibu
- Dame de compagnie à la cour impériale
- Femmes lettrées de Heian
- Auteures de l’essentiel de la littérature japonaise de l’époque
- Cour impériale
- Cadre et sujet du roman
En chiffres
chapitres
54
personnages
≈ 400
de lecture continue
≈ 1 000 ans
Conséquences
- Un des premiers romans psychologiques au monde, centré sur les sentiments plutôt que sur l’action.
- La littérature japonaise classique est en grande partie l’œuvre de femmes de cour.
- Le texte reste une référence esthétique majeure au Japon, jusque dans la peinture et le théâtre.
À retenir
Le premier grand roman psychologique a été écrit par une femme, dans la langue que les hommes jugeaient secondaire.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.