Mouvements de contestation de 1968
De Paris à Mexico, Prague et Tokyo, une même génération conteste l’autorité. Les mœurs en sortent transformées plus que les régimes.
Contexte
Une génération nombreuse, plus scolarisée que la précédente, conteste simultanément l’autorité universitaire, la guerre du Vietnam, l’ordre moral et, à l’Est, la tutelle soviétique. Les mouvements se répondent d’un pays à l’autre sans coordination.
Chronologie
- Janvier 1968Printemps de Prague
- Mars-avril 1968Mobilisations étudiantes en Pologne, en Italie, aux États-Unis
- Mai 1968Grève générale en France, la plus vaste de son histoire
- Août 1968Écrasement du Printemps de Prague
- Octobre 1968Massacre de Tlatelolco à Mexico, avant les Jeux olympiques
Acteurs
- Étudiants
- Moteur initial, dans des universités en forte croissance
- Syndicats ouvriers
- Rejoignent le mouvement en France, avec leurs propres revendications
- Gouvernements
- Répondent par la répression puis, souvent, par des concessions sociales
En chiffres
Conséquences
- Les mœurs, l’autorité et les rapports entre générations changent plus vite que les institutions politiques.
- À l’Est, l’écrasement de Prague dissipe l’espoir d’un socialisme réformable.
- Les mouvements féministes et écologistes des années 1970 en sont issus directement.
À retenir
Presque aucun régime n’est tombé, et presque toutes les sociétés concernées en sont sorties différentes.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
La fécondité française se retourne précisément autour de ces années : 2,85 enfants par femme en 1960, 2,69 en 1968, moins de 2 dix ans plus tard. Le mouvement politique et le basculement démographique sont contemporains ; la courbe ne dit pas lequel a entraîné l’autre.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.