Pandémie de grippe dite espagnole
Entre cinquante et cent millions de morts en deux ans — davantage que la guerre qu’elle accompagne, et longtemps moins commémorée.
Contexte
La guerre concentre des millions d’hommes dans des camps et des tranchées, et les déplace entre continents. La censure des pays belligérants empêche de publier l’ampleur de l’épidémie ; l’Espagne, neutre, en parle librement — d’où un nom trompeur.
Chronologie
- Mars 1918Premiers cas groupés documentés au Kansas
- Août-novembre 1918Deuxième vague, de loin la plus meurtrière
- Début 1919Troisième vague
- 1920Extinction de la pandémie
- 2005Le génome du virus est reconstitué à partir d’échantillons conservés
Acteurs
- Armées en mouvement
- Vecteur principal de diffusion intercontinentale
- Censure de guerre
- Retarde les mesures sanitaires dans les pays belligérants
- Virus H1N1
- Identifié comme tel bien après les faits
En chiffres
morts estimés en deux ans
50 à 100 millions
personnes infectées, soit un tiers de l’humanité d’alors
≈ 500 millions
tranche d’âge anormalement touchée, à l’inverse des grippes ordinaires
20-40 ans
Conséquences
- L’espérance de vie chute de plus de dix ans dans certains pays en une seule année.
- Les systèmes de santé publique et les organisations sanitaires internationales se structurent après coup.
- La mémoire collective l’efface derrière la guerre, malgré un bilan supérieur.
À retenir
La catastrophe démographique la plus meurtrière du XXᵉ siècle est aussi la moins commémorée.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.