Répression de la place Tian’anmen
Pékin choisit l’ouverture économique sans ouverture politique — un modèle qui inspirera d’autres régimes autoritaires.
Contexte
Dix ans de réformes économiques ont créé inflation, corruption et attentes politiques. La mort d’un dirigeant réformateur sert de point de départ à une occupation de la place par des étudiants, rejoints par des ouvriers. Le pouvoir hésite plusieurs semaines avant de trancher.
Chronologie
- Avril 1989Mort de Hu Yaobang et début des rassemblements
- Mai 1989Grève de la faim et visite de Gorbatchev, sous les caméras du monde entier
- 20 mai 1989Loi martiale
- 3-4 juin 1989Intervention de l’armée
- 1992Relance des réformes économiques par Deng
Acteurs
- Étudiants et ouvriers de Pékin
- Occupent la place plusieurs semaines
- Deng Xiaoping
- Tranche en faveur de l’intervention armée
- Zhao Ziyang
- Dirigeant partisan du dialogue, écarté et assigné à résidence à vie
En chiffres
Conséquences
- Le modèle « ouverture économique sans ouverture politique » est fixé pour les décennies suivantes.
- Les sanctions occidentales sont levées en quelques années, le marché chinois primant.
- La censure de l’événement reste l’un des plus systématiques exercices de contrôle de la mémoire.
À retenir
La réponse donnée en juin 1989 est devenue le principe de gouvernement des trente années suivantes.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Un Chinois sur quatre vivait en ville en 1989 ; deux sur trois aujourd’hui. C’est le déplacement de population le plus important jamais mesuré, et il commence à s’accélérer dans les années qui suivent la répression.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.