Création du GIEC
La synthèse périodique de la littérature climatique donne aux négociations internationales une base scientifique commune.
Contexte
Les travaux sur l’effet de serre s’accumulent depuis les années 1960 sans cadre commun, et les gouvernements reçoivent des messages contradictoires. Le GIEC est créé non pour faire de la recherche, mais pour évaluer périodiquement l’état de la littérature et fournir une base partagée.
Chronologie
- 1979Première conférence mondiale sur le climat
- 1988Création du GIEC par l’OMM et le PNUE
- 1990Premier rapport d’évaluation
- 1992Convention-cadre de Rio
- 2021-2023Sixième rapport d’évaluation
Acteurs
- GIEC
- Évalue la littérature ; ne produit pas de recherche propre
- Milliers de scientifiques
- Contribuent bénévolement à la rédaction et à la relecture
- Gouvernements
- Approuvent ligne à ligne le résumé pour décideurs
En chiffres
Conséquences
- Les négociations climatiques disposent d’une base scientifique commune et contradictoirement validée.
- L’approbation ligne à ligne par les gouvernements donne au texte une force politique, au prix d’une prudence parfois excessive.
- Chaque rapport a resserré les fourchettes et renforcé l’attribution du réchauffement aux activités humaines.
À retenir
Sa force tient à ce qu’il ne cherche rien lui-même : il rend indiscutable ce que la littérature établit.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
L’année de sa création, le GIEC décrit un problème dont la Chine émet 2,3 milliards de tonnes. Elle en émet 13 milliards aujourd’hui. Trente-cinq ans d’alerte scientifique et de sommets se lisent sur cette courbe qui n’a jamais fléchi.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.