Abolition de l’esclavage au Brésil
Dernier pays des Amériques à abolir, après avoir reçu près de la moitié des déportés de la traite atlantique.
Contexte
Le Brésil a reçu près de la moitié des captifs de la traite atlantique et son économie sucrière puis caféière en dépend directement. L’abolition se fait par étapes, sous la pression des abolitionnistes, des fuites massives et de l’isolement diplomatique.
Chronologie
- 1850Fin effective de la traite
- 1871Loi du ventre libre : les enfants d’esclaves naissent libres
- 1885Loi libérant les esclaves de plus de soixante ans
- 13 mai 1888Loi d’or : abolition sans indemnisation
- 1889Chute de la monarchie, un an plus tard
Acteurs
- Princesse Isabel
- Signe la loi en l’absence de l’empereur
- Mouvement abolitionniste
- Organise fuites et réseaux de soutien
- Propriétaires
- Non indemnisés, retirent leur soutien à la monarchie
En chiffres
Africains déportés vers le Brésil, soit près de la moitié du total
≈ 5 millions
personnes affranchies en 1888
≈ 700 000
dernier pays des Amériques à abolir
1888
Conséquences
- La monarchie tombe un an plus tard, privée du soutien des grands propriétaires.
- Aucune politique d’accès à la terre ou à l’éducation n’accompagne l’abolition.
- Les inégalités héritées restent mesurables dans les statistiques sociales brésiliennes.
À retenir
Le dernier pays des Amériques à abolir l’a fait sans indemniser personne — ni les propriétaires, ni surtout les affranchis.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.