Pasteur et le vaccin contre la rage
La théorie microbienne s’impose : l’asepsie, la vaccination et l’hygiène publique feront plus pour l’espérance de vie que toute la médecine antérieure.
Contexte
Pasteur a établi que des micro-organismes causent la fermentation et les maladies, contre la théorie de la génération spontanée. Il met au point des vaccins atténués chez l’animal. La rage, invariablement mortelle, lui offre l’occasion d’un traitement après contamination.
Chronologie
- 1862Réfutation de la génération spontanée
- 1881Vaccin contre le charbon, démonstration publique
- 6 juillet 1885Vaccination de Joseph Meister, mordu par un chien enragé
- 1888Fondation de l’Institut Pasteur
Acteurs
- Louis Pasteur
- Chimiste de formation, sans diplôme de médecine
- Joseph Meister
- Enfant de neuf ans, premier patient traité
- Communauté médicale
- D’abord hostile à un traitement administré par un non-médecin
En chiffres
létalité de la rage déclarée
≈ 100 %
personnes traitées dans l’année qui suit
≈ 2 500
instituts Pasteur dans le monde aujourd’hui
≈ 30
Conséquences
- La théorie microbienne s’impose, et avec elle l’asepsie chirurgicale et l’hygiène publique.
- La vaccination devient un programme scientifique généralisable, et non un remède isolé.
- L’espérance de vie progresse plus par l’hygiène et la prévention que par les traitements curatifs.
À retenir
La médecine a gagné plus d’années de vie en comprenant l’origine des maladies qu’en apprenant à les soigner.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.