Première détection d’ondes gravitationnelles
Un siècle après leur prédiction par Einstein, la fusion de deux trous noirs est mesurée : un nouveau sens pour observer l’univers.
Contexte
La relativité générale prédit que des masses accélérées déforment l’espace-temps en émettant des ondes. L’effet attendu sur Terre est infime : mesurer une variation de longueur inférieure au millième du diamètre d’un proton sur des bras de quatre kilomètres.
Chronologie
- 1916Prédiction par Einstein, qui doute de leur détectabilité
- 1974Preuve indirecte par un pulsar binaire
- 2002-2010Premier LIGO, sans détection
- 14 septembre 2015Première détection, annoncée en février 2016
- 2017Fusion d’étoiles à neutrons observée aussi en lumière
Acteurs
- Collaborations LIGO et Virgo
- Plus de mille chercheurs
- Deux détecteurs américains
- Une détection n’est validée que si les deux la voient
- Observatoires classiques
- Confirment en 2017 en observant le même événement en lumière
En chiffres
longueur des bras de chaque interféromètre
4 km
amplitude du déplacement mesuré
≈ 10⁻¹⁸ m
temps de trajet du signal détecté
≈ 1,3 milliard d’années
Conséquences
- Un nouveau canal d’observation de l’univers s’ouvre, complémentaire de la lumière.
- La fusion d’étoiles à neutrons de 2017 a montré l’origine d’éléments lourds comme l’or.
- Les fusions de trous noirs, jusque-là théoriques, sont désormais observées régulièrement.
À retenir
Mesurer un déplacement mille fois plus petit qu’un proton a ouvert une deuxième manière de regarder l’univers.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.