Accord de Paris sur le climat
Cent quatre-vingt-quinze États s’engagent à contenir le réchauffement sous 2 °C. L’accord repose sur des contributions volontaires, sans sanction.
Contexte
Le protocole de Kyoto n’imposait d’objectifs qu’aux pays industrialisés, et les États-Unis ne l’avaient pas ratifié. Copenhague avait échoué en 2009 sur la contrainte. Paris renverse la méthode : chaque pays annonce lui-même sa contribution, et le contrôle est confié à la transparence plutôt qu’à la sanction.
Chronologie
- 1992Convention-cadre de Rio
- 1997Protocole de Kyoto
- 2009Échec de Copenhague
- 12 décembre 2015Adoption de l’accord de Paris
- 2017Annonce du retrait américain, puis retour en 2021
- 2023Premier bilan mondial : la trajectoire reste très au-dessus de la cible
Acteurs
- 195 États
- Signataires, chacun avec sa contribution déterminée au niveau national
- Présidence française
- Conduit la négociation sur la méthode des engagements volontaires
- GIEC
- Fournit la base scientifique des seuils retenus
En chiffres
Conséquences
- Pour la première fois, pays développés et émergents prennent des engagements dans le même cadre.
- L’absence de sanction rend l’accord fragile, mais explique aussi son universalité.
- La finance et l’industrie intègrent une trajectoire de décarbonation dans leurs décisions d’investissement.
À retenir
Paris a troqué la contrainte contre l’universalité — le pari reste ouvert, et les courbes d’émissions de cet atlas en sont le juge.
Sur la courbe
Ce que la série de l’atlas dit de cet événement, quand elle en garde la trace.
Émissions CO₂ / habitant — États-Unis
Les émissions américaines par habitant baissent depuis 1973 et continuent après 2015, sans inflexion visible à l’année de l’accord. Le gaz de schiste remplaçant le charbon explique l’essentiel de la pente ; l’accord, s’il agit, agit plus tard.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.