Protocole de Montréal
L’élimination des CFC referme le trou de la couche d’ozone : le seul accord environnemental mondial ratifié par tous les États et suivi d’effets mesurables.
Contexte
En 1985, une équipe britannique révèle un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Les CFC en cause servent à la réfrigération et aux aérosols ; des substituts existent, et le nombre de producteurs est faible. Ces trois conditions rendent l’accord possible.
Chronologie
- 1974Molina et Rowland identifient le mécanisme de destruction de l’ozone
- 1985Découverte du trou antarctique
- 16 septembre 1987Signature du protocole de Montréal
- 2009Ratification universelle, par tous les États du monde
- 2016Amendement de Kigali, étendu aux HFC pour le climat
Acteurs
- Chercheurs atmosphéristes
- Établissent le lien entre CFC et destruction de l’ozone
- Industrie chimique
- Dispose de substituts, ce qui lève son opposition
- PNUE
- Coordonne la négociation et le fonds d’aide aux pays en développement
En chiffres
réduction de la production des substances visées
≈ 99 %
États parties : ratification universelle
197
horizon estimé de reconstitution complète de la couche d’ozone
2060
Conséquences
- La couche d’ozone se reconstitue lentement, fait rare d’un problème environnemental global en voie de résolution.
- L’accord évite aussi un réchauffement supplémentaire, les CFC étant de puissants gaz à effet de serre.
- Il sert de référence — et de contre-exemple — dans les négociations climatiques, bien plus difficiles.
À retenir
Le seul accord environnemental mondial pleinement efficace portait sur un problème à peu de producteurs et à substituts disponibles : le climat n’a ni l’un ni l’autre.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph ; l’article de référence est sur Wikipédia (CC BY-SA). Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.