Première livraison de l’Encyclopédie
Diderot et d’Alembert entreprennent de rassembler les savoirs et les techniques. Le projet fait du savoir un bien public et une arme critique.
Contexte
Le projet part d’une commande de traduction d’un dictionnaire anglais et devient tout autre chose : un inventaire raisonné des savoirs et surtout des techniques, avec des planches détaillant les métiers. Il se heurte immédiatement à la censure royale et religieuse.
Chronologie
- 1751Premier volume
- 1752 et 1759Interdictions successives
- 1765Publication clandestine des dix derniers volumes de texte
- 1772Achèvement avec les volumes de planches
Acteurs
- Diderot
- Dirige l’entreprise pendant vingt ans
- D’Alembert
- Rédige le discours préliminaire puis se retire
- ≈ 150 collaborateurs
- Dont Voltaire, Rousseau, Montesquieu et de nombreux artisans consultés
En chiffres
volumes
28
articles
≈ 72 000
souscripteurs, chiffre considérable pour l’époque
≈ 4 250
Conséquences
- Les techniques et les métiers entrent dans le savoir légitime, à égalité avec la théologie et les lettres.
- Le renvoi d’un article à l’autre permet de faire passer des critiques que la censure n’attrape pas.
- Le modèle de l’ouvrage de référence collectif traverse les siècles, jusqu’aux encyclopédies en ligne.
À retenir
Décrire le travail des artisans à côté des articles de théologie était en soi l’argument politique du livre.
Source
Fiche rédigée pour Mundograph à partir des sources listées dans Sources et méthode. Les coordonnées sont celles du lieu principal ; le pays est celui des frontières d’aujourd’hui.